Cher lecteur,
Je te présente mon nouveau blog : http://vaallos.wordpress.com/
J'espère que tu t'y sentiras aussi bien que moi.
A très vite !
Vaallos.
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J'espère que tu t'y sentiras aussi bien que moi.
A très vite !
Vaallos.
Ce mois-ci au club de lecture, nous avons lu le thriller Traquées de Michael Robotham, dont tu peux trouver le résumé ici chez Amazon.
Si tu veux un livre à lire sous la couette la nuit par temps orageux pour bien frissonner, sache qu'il est fait pour toi.
C'est un livre assez épais (640 pages) comme je les aime. J'aime ça parce que ça laisse tout le temps de bien se plonger dans l'histoire, dans l'univers du roman.
Le personnage principal est loin d'être le héros habituel, beau jeune et bien habillé. C'est un père de famille atteint de la maladie de Parkinson. Je ne connais personne atteint de cette maladie mais je l'ai trouvé bien dépeint. On s'attache à lui et on doute tout au long du film de savoir ce qui est de son caractère et ce qui est de sa maladie.
Les autres personnages ont également tous leur caractère bien à eux, on les identifie bien, on les image bien, et ça aide évidemment à se laisser emporter par l'univers du roman.
Le style très fluide et accessible nous offre beaucoup de sujets de réflexion et de phrases touchantes, émouvantes.
Une lecture que j'ai beaucoup appréciée, un livre difficile à lâcher. On peut regretter une intrigue un peu prévisible lorsqu'on a lu plusieurs livres du même genre, mais grâce au style et aux personnages, on oublie vite cet aspect du roman.
Dès aujourd'hui et jusqu'au 4 mai, nous lisons Les contes de Beedle le barde de J. K. Rowling. Qui en est ?
Vous trouverez les articles des différents participants sur la page du club, n'hésitez pas à vous signaler si vous n'y figurez pas.
Bonne lecture !
Maintenant que je suis une ass'mat' quasiment officielle (il me reste à envoyer les attestations de formation au conseil général pour recevoir mon agrément), je vais pouvoir te parler de la formation.
L'AM doit suivre 120 heures de formation ainsi qu'une initiation au secourisme. Cette dernière ainsi que la moitié des heures de formation doivent être validées (c'est-à-dire suivies) avant de commencer à exercer.
Au programme :
- identifier les besoins et les facteurs de développement des enfants ;
- contribuer au développement et à la socialisation de l'enfant ;
- assurer les soins d'hygiène et de confort ;
- notions de biologie générale ;
- alimentation du jeune enfant ;
- le cade juridique et institutionnel de l'enfant et de la famille ;
- établir des relations professionnelles ;
- installer et sécuriser les espaces de vie ;
- maltraitance et maladies soudaines ;
- initiation aux gestes de secourisme.
Que dire que dire...
Nous former c'est très bien. Accueillir (et non pas garder, malheureuses !...) les enfants d'autres personnes ça n'est pas s'occuper de ses propres enfants. Il est bon de distinguer les pratiques d'une maman et celles d'une nounou. Il est bon d'avoir des notions de juridique, d'hygiène, de prévention qu'on n'a pas forcément pour ses enfants. La responsabilité n'est pas la même.
J'ai fait partie d'un groupe de 16 femmes fort sympatiques (à une exception près bien que ça finissait par être drôle). Un groupe dynamique et vivant, plein de bonne humeur et venant de tous horizons professionnels.
Nous étions plutôt bien logées même si assez loin pour la plupart (compter une heure de trajet en moyenne par personne pour venir).
Les 66 heures se sont réparties en 10 journées de 6 heures en salle et une chez les pompiers (mmmmmmhhhhh), sur tout le mois de mars, 3 jours par semaine.
Les intervenants étaient divers, chacun spécialiste dans son domaine.
Nous avons appris plus ou moins de choses.
Loin de moi l'idée d'arriver en formation en me disant que de toute façon je sais tout et que je n'ai rien à y apprendre. Il y a des journées (2,5...) dont je suis revenue enthousiaste et ravie d'avoir appris plein de nouvelles choses.
Pour le reste... Oh non je ne sais pas tout, mais la plupart des sujets ont été effleurés et je suis restée sur ma faim (heureusement que c'est Pâques, chocolat etc), au point de demander des titres de livres à notre formatrice référente.
Pas mal de frustration, parce qu'on perdait beaucoup de temps sur des choses qui m'ont semblé peu utiles (ateliers qu'on n'a pas le temps de débriefer, 30 à 45 minutes d'installation-présentation quasi quotidienne, digressions et histoires personnelles...), au détriment évidemment de l'information.
Par exemple, le développement de l'enfant de 0 à 3 ans : nous nous sommes arrêtées à 1 an... Lorsqu'on commençait à aborder ce qui moi m'intéressait le plus, étant donné que le début, je l'ai à la maison ^^
Notre profession est encadrée depuis assez peu de temps finalement. L'arrivée du contrat de travail, la convention syndicale, la formation, tout ça n'existait pas il y a quelques années.
Cela permet de protéger l'AM dont le métier est maintenant reconnu, avec chômage, retraite, congés payés etc.
Cela permet de donner un cadre plus propre à l'exercice de ses fonctions, à ce qui incombe aux parents et à l'AM.
Mais comme toujours lorsqu'on commence à encadrer quelque chose, il y a une petite bête qui a tendance s'enfuir de toutes ses petites pattes, et cette petite bête s'appelle le bon sens. Je te donne quelques exemples...
Le bon sens qui dit que non, l'AM ne va pas se laver les mains façon chirurgien 40 fois par jour.
Le bon sens qui dit que non, l'AM ne va pas réclamer une ordonnance pour un changement de lait. Le bon sens qui dit que oui, l'AM donnera un peu plus de lait si l'enfant a encore faim, même si ça dépasse ce qui est écrit sur l'ordonnance.
Mais l'AM n'a pas de bon sens, et même parfois, on croirait qu'elle n'a pas de cerveau. Quand on lui interdit le micro-ondes par exemple, ça n'est pas parce que c'est mauvais pour les aliments, non, ça, ça n'a même pas été évoqué. C'est parce qu'il y a risque de brûlure. C'est vrai qu'il ne nous viendrait pas à l'idée de contrôler la température de l'aliment avant de le donner.
Après bon, tu pourras me dire que c'est compliqué. Parce que si tout ça a été mis en place c'est bien parce qu'il y a eu des ennuis et qu'il faut bien protéger les enfants. Je comprends qu'en formation on soit obligé de nous dire tout ça, de nous indiquer ce que l'AM parfaite doit faire. Mais on se sent un peu idiotes à entendre des trucs pareils toute la journée. Nous ne sommes pas des robots, et ce ne sont pas non plus des machines qu'on va nous confier...
C'est un peu anxiogène à la longue.
Et puis franchement... Qui ira vérifier tout ça ? :/
Il y aurait tant à dire mais je rentre dans le détail je suis sûre de t'assomer ;)
Voilà somme toute un avis très mitigé sur ces 10 jours (mais un très bon avis de la journée secourisme ;P).
Quand on me demande combien je veux d'enfants, je réponds "au moins un de plus". Quand je demande à mon mari combien il veut d'enfants, il répond "autant que tu voudras bien m'en donner".
On les imagine rapprochés pour des questions pratiques. Pour ne pas passer 15 ans dans les couches et en poussettes. Pour pouvoir faire des activités qui conviennent un peu à tout le monde. Pour le lien dans la fratrie, pour qu'ils puissent partager des choses. Parce qu'on ne rajeunit pas, qu'on s'y est mis tard, et que si on en veut plusieurs il faudrait pas trop traîner non plus.
Petit bonhomme a neuf mois, j'ai récupéré le plus gros de ma forme. Il y a des choses qui vont mieux qu'avant, comme l'énergie et le dos. Il y a des choses qui vont moins bien qu'avant, comme la peau et le périnée.
Reste des interrogations qui ne trouveront réponse qu'en se lançant, encore que... Et quand bien même on chasserait celles-ci, d'autres viendront, n'est-ce pas ?
Je pense au métier d'assistante maternelle. Ce n'est pas chic pour les parents qui vont me confier leur enfant. Pas chic pour eux d'imaginer un congé maternité avant les 1 an du contrat si tout fonctionne. Mais on ne va tout de même pas attendre trois ans ? Est-ce que je suis censée prendre ce problème comme étant le mien et non pas le leur ?
Et je pense beaucoup à petit bonhomme... J'ai tellement peur de lui faire du mal... J'ai peur de l'aimer moins que l'autre, j'ai peur de l'aimer plus que l'autre. Je sais que c'est irrationnel, parce que si nous avons plusieurs enfants, je les aimerai aussi fort mais simplement différemment. Je sais que j'avais peur de ça quand j'attendais petit bonhomme et que tout s'est balayé si vite à la naissance. Je sais... je sais... mais savoir et ressentir, c'est tellement différent...
... Tu as tous les symptômes de la passionnée" m'a dit mon mari dans la voiture, samedi après-midi.
Difficile de retracer cette naissance sans donner soit l'impression d'un doute perpétuel soit l'impression d'une évidence qui n'a jamais été. Depuis le début, c'est une alternance des deux.
Le désir d'enfant existe depuis... mon enfance. Un désir fort, une envie présente et quasi constante, et pourtant toujours un doute : était-ce vraiment mon désir ou celui de reproduire la vie de ma maman ? Puis, était-ce mon désir ou celui de mon mari dont les yeux s'allumaient dès qu'on parlait de bébé ?
Toujours peu à l'aise avec mon choix d'études, que je ne regrette pas car il m'a apporté plein de choses (et notamment mon mari, héhé !). Choix qui s'est fait par défaut, ne sachant pas quoi faire, ne sachant pas ce que je voulais. Essayer d'aller loin pour ne pas regretter d'avoir laisser passer le coche.
Et assez logiquement, pas toujours à l'aise avec mes boulots. De bons, de très bons moments, de belles expériences et aussi des rencontres, mais toujours en fond une impression de ne pas être à ma place. Mais peut-être est-ce le cas pour tout le monde ? Et puis quoi faire d'autre ?
L'idée de garder des enfants a germé au fil des années, au fil des travail, au fil du projet d'avoir un enfant, au fil des horaires et du temps passé chez soi.
Avoir un bébé pouvait me donner le coup de pouce pour faire autre chose, pour tenter au moins, le temps d'un congé parental. Avoir un bébé me donnait encore plus envie de travailler à la maison. Alors le projet assistante maternelle a émergé.
Pour être avec mon enfant bien sûr, mais tellement, tellement plus que ça.
Au début c'était une idée, quelque chose pour tenir pendant le travail, quelque chose pour rêver, quelque chose d'un peu en l'air, un projet effleuré parmi d'autres. Les mois passent, les mois d'essai bébé, les mois d'attente de bébé, les réunions d'information sur ce métier, les sites internet... Et le projet effleuré commence à s'installer, à devenir possible.
L'envie se fait parfois très forte, et s'enfuit devant la peur. La peur la chasse loin à coup de doutes et de questions. Mais l'envie revient, elle est têtue, elle est tenace, elle est patiente.
Bébé arrive et avec lui encore plus de peurs et de questions, et encore plus d'envie aussi.
En parallèle le dossier part, la PMI m'inspecte ainsi que mon appartement, et donne son go. Plus qu'à attendre la formation.
Je commence à lire, de plus en plus. Dévorer des livres, les lire plusieurs fois, prendre des notes, faire des fiches, rédiger des pensées, en partager certaines sur les Vendredis Intellos.
Les envies de lecture s'empilent. La formation commence. J'ai envie d'explorer plein de sujets, et de partager tout ce que je découvre. Le ratio peur-envie s'équilibre, puis s'inverse, et mon coeur se remplit d'espoir et de bonne humeur.
Avant, avant de prendre un poste, ou en rentrant du boulot, ou le week-end, je n'avais pas envie d'y penser. Maintenant, en rentrant de formation, j'ai envie de continuer à me documenter. J'achète un magazine du métier un samedi et j'en parle avec passion à mon mari dans la voiture, en lui disant comme ça me fait bizarre car j'ai l'habitude de plutôt tenter d'enfermer ce qui est boulot dans un coin de la tête (sans toujours y parvenir d'ailleurs). Et tu vois ce qu'il m'a répondu.
Oh j'ai toujours du mal à m'investir complètement (Face au vide). C'est toujours une lutte pour quitter les habitudes rassurantes mais ne me correspondant pas. C'est toujours une bataille que de ne pas remettre à plus tard.
Mais chaque victoire construit un projet, une envie, une passion peut-être.
Vaallos, en formation assistante maternelle.
(L'image vient de là.)
Je partcipe :
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(Attention, la page "Vaallos" est un raté : je ne peux ni la modifier ni la supprimer :'( )