Comment/quand se sent-on parents ? Mon et vos témoignages

Il y a quelques jours j'ai écrit un article sur ce sujet, et aujourd'hui j'en ai un peu plus à dire. Quelques unes de mes lectrices ont également écrit leur témoignage sur leur blog, et je me propose de les lister ici.

Parce que c'est un vaste et beau sujet ! On a toutes (et tous, ça concerne aussi les papas !) une façon différente de vivre la parentalité, une façon différente de se sentir parents.

Je vous propose ici mon témoignage, tel que je l'avais écrit ici et avec quelques ajouts. N'hésitez pas à participer vous aussi, via les commentaires de cet article (directement ou sous forme d'un lien vers votre site), ou via un mail à vaallos.encore1blog@gmail.com. 

 

 

Pour ma part, j'ai l'impression de me prendre des baffes. Pas dans le sens désagréable, mais dans le sens où j'ai la sensation de prendre pieds dans mon rôle par à-coups, de me rendre compte d'une chose et que cela me frappe car je ne l'avais pas vu venir.

 

Je dois encore réfléchir pour dire "mon fils" et pas "le bébé", ou même parfois pour lui donner son prénom quand je parle de lui, comme s'il était encore le petit être irréel dans mon ventre, quand je ne réalisais pas ce qui allait se passer.

Et pourtant, quand quelqu'un l'enquiquine, quand on ne m'écoute pas quand je sais ce dont il a besoin, il y a une explosion de rage en moi, et je boufferais bien mon interlocuteur.

 

Je ne me sens pas transformée. Je suis toujours "moi". Toujours hyper sensible, toujours avec du mal à prendre des décisions, toujours facilement angoissée, toujours bordélique (d'ailleurs si vous voyez ma carte vitale........). Et puis de temps en temps je note une pensée, une remarque, un comportement.

Par exemple, en week-end chez mes parents, j'ai très souvent envie de leur reprendre mon fils des bras, pour l'avoir contre moi, pour le câliner, juste parce qu'il me manque, alors qu'il est là sous mon nez.

 

Pour une virée, un rendez-vous, une sortie, je pense toujours à lui en premier. En fait, il est toujours dans ma tête. Alors que j'avais peur de "l'oublier", par exemple d'accepter une invitation un peu vite en oubliant que ça tomberait sur un biberon. Ma vie s'articule de plus en plus autour de mon petit bout.

C'est à la fois effrayant, parce que je veux garder ma liberté, je tiens à conserver des moments rien qu'à moi, et aussi des moments avec mon mari. Et en même temps me donne un sentiment de plénitude, car cela me donne une utilité. C'est un moteur très important pour moi : servir à quelque chose.

 

Quand ma soeur a pointé la ressemblance entre moi et mon fils. Jusqu'ici, les gens soit ne se sont pas prononcés, soit ont dit qu'il ressemble à son papa. Ca ne me dérange pas (surtout qu'il est beau, le papa :D), du moins je le croyais. Je me rends compte depuis cette remarque que cela me blessait dans mon amour de mère, moi qui ai mis du temps à considérer cet enfant comme "le mien", me dire qu'il ne me ressemblait pas, qu'il ne semblait pas avoir quelque chose de moi, eh bien ça n'aidait pas. Et cette petite phrase, anodine de premier abord : "mais si regarde, cette frimousse, c'est exactement toi quand tu étais petite" (ou quelque chose du genre, pardonne-moi grande soeur si je paraphrase ^^), quand elle a atteint mon cerveau plusieurs heures après, m'a mis une nouvelle de ces "claques".

C'est MON bébé, regardez, il me ressemble.

 

Lorsque son papa rentre du travail, et qu'il s'occupe de notre fils, je suis à la fois ravie de les voir ensemble, contente de pouvoir me reposer, mais... j'ai aussi du mal à ne pas le lui prendre des bras, ou à la laisser tous les deux sans venir moi aussi faire des câlins.

 

Lorsque je craque parce que mon petit homme pleure depuis un moment, et souffre visiblement, et que je n'arrive pas à le soulager, il m'arrive de pleurer et de lui demander pardon, de lui dire "je suis désolée mon [prénom], je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas ce que tu as, mais on va chercher encore, maman est là, on va rester ensemble le temps que tu te sentes mieux ; je t'aime, courage, ça va passer et tout à l'heure on sera détendus tous les deux".

 

Je suis maman, je suis maman pour la vie, j'aime ce sentiment et il m'effraie pour tout ce qu'il implique. Et vous, qu'est-ce que ça vous inspire ? Quand est-ce que vous vous êtes senties maman/papa ? Qu'avez-vous ressenti ? Est-ce venu petit à petit ou tout d'un coup ? J'ai hâte de lire vos témoignages :)

 

Le témoignage de Cécilie (Histoires de nombril)

Le témoignage de Fleur (Une maman créative)

Le témoignage de Sandra (Les péripéties de Princesse Prout-prout)

Le témoignage d'Anaïsl57 (Anaïs et sa petite vie...)

Le témoignage d'Audrey (Maman Poussinou)

Le témoignage d'@lly02 (Poupouce, Doudou and Co...)

Le témoignage de Marie (Trois en deux)